La musicothérapie est une discipline s’adaptant au besoins spécifiques de la personne ou la musique est utilisé comme un outil.
A propos de moi :
Je m’appelle Anaël Desmons, j’ai 32 ans et je viens de finaliser un Graduate Diploma en Musicothérapie à Concordia, je poursuis présentement mes études à en Master.
La musique à toujours fait parti de ma vie,
Après mon expatriation à Montréal en 2022, j’ai eu la chance d’être Accompagnateur social à la Résidence Notre Dame de la paix, apportant ponctuellement ma guitare auprès des personnes ainées;
L’effet de la musique sur certains résidents (Certains abandonnant leur marchettes et se mettant à danser comme s’ils avaient 20 ans alors qu’ils ne se levaient quasiment plus, d’autres se mettant à chanter d’une traite alors qu’ils ne parlaient plus… sont autant d’exemples m’ayant permis d’ouvrir les yeux sur l’aspect thérapeutique de la musique et à confirmé mon désir de me former.)
Par la suite j’ai découvert bien d’autres aspect comme le soutien et l’aide à l’apprentissage de la parole auprès de personnes non verbales.
Mon engagement :
Qu’est-ce que la musicothérapie ?
Les musicothérapeutes certifiés (MTAs) utilisent la musique de manière ciblée, sécuritaire et éthique pour répondre aux besoins humains dans les domaines cognitif, communicatif, émotionnel, musical, physique, social et spirituel.
La musicothérapie ne nécessite aucune connaissance musicale auprès du participant, les musicothérapeutes utilisent des instruments adaptés afin de faciliter leur emploi.
La musicothérapie peut se donner en session individuelle et de groupe selon l’objectif et le public visée.
Quelques exemples d’applications
🎵 Dans le domaine émotionnel
La musicothérapie peut aider une personne à identifier ses émotions, les exprimer et les réguler, et ainsi retrouver un équilibre intérieur plus stable. À travers l’improvisation, l’écoute ou la création musicale, des émotions difficiles à verbaliser trouvent un espace pour être traversées en toute sécurité.
Une des expériences peut-être l’écriture de chanson, mettre des mots sur nos besoins, traumas et aspirations est un des premier pas vers la résilience.
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec la psychothérapie.
🎵 Dans le domaine physique et moteur
Réhabilitation du contrôle moteur La musique, par sa structure rythmique et ses propriétés neurologiques, peut soutenir la récupération motrice. Par exemple, après une opération cérébrale, elle peut aider à retrouver des mouvements coordonnés que la personne avait perdus. 👉 Exemple vidéo : réhabilitation motrice post-opération cérébrale
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec la physiothérapie.
Acquisition ou récupération du langage Certaines techniques de musicothérapie, comme la thérapie d’intonation mélodique, s’appuient sur le lien étroit entre musique et langage dans le cerveau. Elles peuvent aider des personnes à retrouver la parole, notamment après un AVC. 👉 Exemple vidéo : récupération du langage post-AVC
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec l’orthophonie.
Dans le domaine artistique
Si la musique à un avantage certain c’est avant tout car elle permet de faire l’expérience du beau, de l’esthétique, ainsi, elle est une ouverture vers l’intemporel, le fragile.
Elle met sur un pied d’égalité participant et musicothérapeuthe face à l’expérience sensible : https://www.youtube.com/watch?v=_1yu4nRid9o&list=PLa-PdTXGzDcmoC78rJqMqJvIaxo_OEGPv&index=12
La beautée sauvera le monde : https://docs.google.com/document/d/1Te1NbJcRs68SkTWWkJ8Wvphd_ziRaSRbl5Z1oJIcQBY/edit?tab=t.7n7zjr3db97
Dans ce contexte, la musicothérapie partage les mêmes racines que l’art thérapie, la drama thérapie.
🎵 Dans le domaine cognitif
La musique est profondément ancrée dans notre mémoire et notre fonctionnement mental. La musicothérapie peut ainsi soutenir l’attention, la mémoire, l’orientation dans le temps et les fonctions exécutives — c’est-à-dire notre capacité à planifier, organiser et nous adapter.
Elle est notamment utilisée auprès de personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou d’autres formes de démence : une chanson familière peut raviver des souvenirs enfouis et permettre un moment de présence et de reconnexion, même à un stade avancé de la maladie. Elle peut également soutenir la concentration et l’apprentissage chez des personnes présentant des troubles neurodéveloppementaux.
Danseuse : https://www.youtube.com/watch?v=Hi6TGhXe18Q&pp=ygUPdmlvbG9uIGhlaXplbWVy
L’art : https://www.youtube.com/shorts/4tcAopFsQVU
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec l’orthophonie et l’ergothérapie.
🎵 Dans le domaine social
La musique est une expérience profondément humaine et collective. La musicothérapie peut s’appuyer sur cette dimension pour renforcer les liens, développer les habiletés sociales et lutter contre l’isolement.
En contexte de groupe, faire de la musique ensemble demande d’écouter l’autre, de s’adapter, de trouver sa place sans écraser celle des autres — autant de compétences sociales que l’on développe de manière naturelle et bienveillante. Elle est ainsi utilisée en établissements de soins, en psychiatrie, en milieu scolaire ou encore auprès de personnes âgées pour recréer du lien et un sentiment d’appartenance.
Exemple de session auprès d’enfants autistes dans un contexte de socialisation et rapport à l’autre : https://musictherapy.concordia.ca/Boisvert.m4v
Exemple de musique composée par un groupe de jeunes de Kuujjuaq (réserve autochtone basée au Québec) : https://www.youtube.com/watch?v=EoZ8XMkFOxg
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec le travail social et l’éducation spécialisée.
🎵 Dans le domaine communicatif
La musique offre un espace d’expression là où les mots font défaut ou sont difficiles d’accès. La musicothérapie peut aider les personnes à développer, retrouver ou enrichir leur communication, qu’elle soit verbale ou non verbale.
Elle est utilisée, par exemple, auprès d’enfants autistes pour qui l’interaction musicale constitue un pont naturel vers la relation à l’autre. Elle peut également soutenir des personnes aphasiques, bègues, ou encore des personnes en situation de handicap sévère pour qui la voix ou le son devient un moyen d’expression et de connexion.
Exemple de session axée sur l’interaction, le partage et la communication à l’aide de la musique : https://youtu.be/9o2Xpa7YTFA?si=LtgfuezyYL5Xddxf&t=154
Exemple de session de groupe axée sur le besoin d’expression : https://musictherapy.concordia.ca/Linda.m4v
Dans ce contexte, la musicothérapie s’entrecroise avec l’orthophonie et les approches en communication alternative et améliorée (CAA).
🎵 Dans le domaine spirituel
La musicothérapie peut accompagner une personne dans l’exploration de qui elle est — ses talents, ses valeurs, son unicité — et l’aider à retrouver ou consolider un sens du soi. La musique, par sa capacité à toucher ce que les mots n’atteignent pas toujours, devient un espace de rencontre avec soi-même.
Pour les personnes qui le souhaitent, il est également possible d’explorer leur vie spirituelle ou leur foi à travers la musique — que ce soit par des chants, des louanges ou d’autres formes musicales qui ont du sens pour elles. Cette dimension ne sera abordée qu’à la demande explicite de la personne, dans le plus grand respect de ses croyances et de sa liberté. Mon rôle n’est pas d’orienter, mais d’accompagner là où la personne souhaite aller.
⚠️ Une distinction importante : musicothérapie ≠ sonothérapie
La musicothérapie ne doit pas être confondue avec la sonothérapie. Là où la sonothérapie propose une expérience passive basée sur la diffusion de sons et de fréquences dites « guérisseuses » n’étant pas appuyé scientifiquement et peu déontologique, la musicothérapie engage la personne dans sa globalité — corps, émotions, cognition, relation — de manière active. Surtout, elle repose sur des interventions validées scientifiquement et est pratiquée par des professionnels certifiés.
🤝 Un travail en complémentarité
Les croisements évoqués avec d’autres professions ne visent pas à les remplacer, mais à vulgariser le champ d’action de la musicothérapie en le rendant plus concret et accessible.
Dans la pratique, les musicothérapeutes sont régulièrement amenés à travailler en collaboration avec ces professionnels afin d’optimiser les prises en charge et maximiser les chances de succès des interventions.
🎵 Comment se passe une séance ?
Il n’y a pas de séance type, mais il y a une démarche. Les premières séances servent surtout à se rencontrer : je regarde comment la personne entre en relation, ce qui l’attire, ce qui la met en retrait. C’est à partir de là que je pose des objectifs thérapeutiques — communiquer davantage, s’exprimer, se réguler — et ce sont eux qui guident le travail, séance après séance.
Concrètement, on joue. Tambour, guitare, piano, kalimba, voix… je choisis des instruments faciles à prendre en main, et souvent c’est l’improvisation qui fait le travail : je pars de ce que la personne amène — un rythme, trois notes, un son — et je le soutiens musicalement. C’est là que la relation se crée.
Et derrière, il y a le suivi clinique : des notes après chaque séance, des bilans qui suivent le développement de chacun, des échanges avec la famille ou l’équipe quand ça a du sens. Mon rôle de thérapeute, c’est aussi de tenir ce cadre — c’est ce qui fait la différence entre une activité musicale et un travail thérapeutique.
🎓 Ma formation
Je me suis formé à l’Université Concordia, à Montréal — une des seules écoles au Canada où la musicothérapie s’enseigne. Le diplôme porte son titre officiel en anglais : Graduate Diploma in Music Therapy. L’admission est exigeante (il faut un bagage musical solide et des cours de psychologie), et la formation mélange cours d’improvisation clinique, méthodes de recherche et beaucoup de pratique.
Cette expérience, je l’ai acquise sur le terrain : plus de 1000 heures de stages supervisés — au Centre Lise et Yvon Lamarre auprès de jeunes adultes autistes, puis au Centre de jour du Manoir de Verdun et au CRIUGM (le centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal) auprès d’aînés vivant avec des troubles neurocognitifs. Je suis aussi musicien bénévole au CHU Sainte-Justine, au chevet des enfants hospitalisés.
Dans tous ces milieux, je travaille avec l’équipe en place — éducateurs, travailleurs sociaux, professionnels de la santé. C’est souvent cette collaboration qui fait avancer les choses.
🍁 La musicothérapie au Québec et au Canada
Au Canada, le titre de musicothérapeute accrédité (MTA) est encadré par l’Association canadienne des musicothérapeutes ; au Québec, la profession est portée par l’Association québécoise de musicothérapie. Derrière le titre, il y a une exigence : une pratique éthique, appuyée sur la recherche.
La demande grandit : centres de jour, résidences, écoles, hôpitaux et organismes communautaires intègrent de plus en plus la musicothérapie à leurs services — et le Québec manque encore de musicothérapeutes. C’est une des raisons qui m’ont poussé à me former ici.
💬 Et la santé mentale ?
La santé mentale est un des grands terrains de la musicothérapie. Anxiété, deuil, isolement : la musique offre une manière douce d’approcher ce qui pèse, là où la parole seule ne suffit pas toujours. Improviser, chanter, écrire une chanson — l’expression créative permet de déposer ce qu’on vit et de retrouver, pas à pas, une meilleure qualité de vie.
Ce travail se fait au rythme de la personne, dans un cadre stable et sans jugement. Chacun avance à sa manière.
🧑🤝🧑 Avec qui je travaille
Mes clients viennent par des chemins très différents. Parfois c’est pour un proche : un enfant autiste qui parle peu, un parent aîné qui perd la mémoire — et on cherche à soutenir son développement, sa mémoire, son lien aux autres. Parfois ce sont des organisations — centres de jour, résidences, écoles — qui veulent offrir les thérapies par les arts à leurs usagers. Et parfois, c’est pour soi, simplement.
La première rencontre peut se faire en personne, par téléphone ou en ligne : on fait connaissance, et on regarde ensemble si la démarche a du sens. Ensuite, chaque client sait où on va : des objectifs clairs, un rythme de séances — et de la musique, beaucoup.
Public :
Enfants présentant des difficultées (Autisme, TDAH, DI, Handicap moteur, Poly-handicap)

